Le cancer concerne tous les âges, toutes les catégories sociales, toutes les nationalités : il est un fléau mondial, un crabe qui dévore insidieusement et qu'on redoute tous !

Dans le film La fille aux neuf perruques, diffusé sur Arte ce mercredi 4 février, les problèmes sont posés : comment une jeune fille de 21 ans va réagir à l'annonce d'un cancer (où il n'y a que 15 pour cent de chances de survie), va t-elle guérir ?

Les étapes de la maladie sont très bien montrées dans ce film (qui a obtenu des récompenses).

- L'annonce de la maladie : par chance cette fille est très entourée : ses parents, son amie, son copain, sa soeur qui la soutiennent toujours et dès le diagnostic posé. Il est émouvant de voir le père et la mère pleurer : la maman avait d'ailleurs été victime d'un cancer du sein et la dure réalité la frappe en plein visage : tout recommence ! On sent bien que pour cette mère attentionnée le cancer de sa fille est plus grave que le sien car son amour de mère est profondément heurté par ce qui arrive à sa fille : certes elle est plus jeune, certes son cancer est plus grave que le sien (d'après les statistiques et même le diagnostic médical) mais pour tous les gens qui aiment, le cancer de l'être aimé est plus dur à supporter car il annonce la fin probable de l'être aimé comme il renvoie chacun à sa propre mort. Le père pleure caché dans un couloir afin que sa fille ne le remarque pas dans ce film.

D'ailleurs il faudrait s'interroger sur la façon un peu brutale avec laquelle le médecin annonce à la propre intéressée comme à sa famille la gravité de ce cancer : certes, il vaut mieux dire la vérité au malade mais pourquoi ne pas lui assurer que tout sera fait pour qu'elle guérisse. La jeune Sophie de 21 ans vacille, pleure, le sol se dérobe sous elle : elle laisse éclater sa peine : certes elle n'avait jamais pensé à sa mort possible. Nous savons que nous sommes tous mortels mais l'échéance finale nous paraît si lointaine que nous l'avons écartée de notre vie. A tout âge, l'annonce est dure ! Mais faut il plutôt ne rien savoir surtout quand on est jeune ? je ne pense pas si j'en crois mon expérience : je dirais plus loin le problème que m'a causé le silence sur mon premier cancer !

Savoir contre qui il faut lutter aide le malade par contre les statistiques telles qu'un médecin me les a données crument lors de mon troisième cancer m'ont  empoisonné la vie pendant longtemps (40 pour cent de chances de survie à cinq ans : sentence de mort imminente qui vous paralyse dans maints domaines)

Nous verrons dans un écrit prochain d'autres problèmes que pose l'annonce ou la non annonce de la vérité !