A mes amies et mes ennemies, je lègue des traits de ma personnalité.

Tous les jours, j'ai peur de mourir aussi je rédige mon testament.

D'abord, je je veux pas transmettre aux membres de ma famille, distendus et complètement indifférents les cancers qui, de génération en génération, se propagent comme les hirondelles reviennent au printemps. Si j'en ai eu 5 et si j'ai une maladie cardiaque, je garde ces travers pour moi.

Mais, par contre le vous lègue mon mauvais caractère qui vous sera utile pour combattre non seulement d'éventuelles maladies mais qui vous permettra d'appeler un chat un chat;

A ceux qui développeront et continueront ma fondation, je lègue les acquis qui m'ont permis de vivre mieux. C'est par l'amour de l'art que j'ai pu non seulement guérir de mes cinq cancers mais aussi ne plus craindre un avenir sombre. D'abord la musique classique qui vous transporte jusqu'à vous permettre d'oublier les soucis comme quand le soleil illumine la terre et je les aime tant ces musiciens comme par exemple Mozart, Chopin, Bizet, partis jeunes mais qui nous ont laissé tant de merveilleux morceaux qui lient leurs auditeurs  : oui, je lègue tous mes CD : symphonies ou concertos comme le 23 de Mozart, je lègue tous mes DVD d'opéras baroques grâce auxquels j'ai pu vivre heureuse et confiante même en pérode de chimiothérapie, d'hospitalisation.

Ensuite, je lègue tous mes livres de tous les écrivains que j'ai aimés : grâce à eux je suis partie à la chasse au bonheur, comme écrivait Stendhal.La littérature : quelle chasse au bonheur ! Tous mes livres, mes romans, mes recueils de poèmes : tous ces objets précieux, que je manipule avec tendresse comme celle qui m'anime quand je songe aux grands écrivains du 19ème par exemple.

Je lègue à toutes les personnes de bonne volonté chargées de faire vivre ma fondation, mon amour pour Paris, ville si riche où les monuments ont une âme car ils sont sources de mémoire : "on ne naît pas à Paris, on y renaît !" comme disait Sacha Guitry. Paris, par tes expositions, tes musées, tes opéras, tu as guéri la peur de la maladie et tu as été pour moi le meilleur remède  ! Vivre à Paris est un privilège : qu'elle est belle la ville Lumière, qu'elle est riche pour l'art, pour la diversité !

Enfin, je lègue à tous l'amour de la découverte car comme l'écrit Emerson : "n'allez pas où le chemin vous mène, allez au contraire où il n'ya pas de chemin et laisez une piste ! " Par mon combat bien modeste, je veux plus prosaïquement laisser une trace : ainsi ma vie n'aura pas été inutile !